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Exigeons une importation de noisettes sans acétamipride !
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La betterave à sucre et la noisette cultivées en France ne peuvent donc pas, pour l’heure, être traitées avec ce pesticide hautement toxique pour la biodiversité et potentiellement dangereux pour les humains.
Cependant, des productions alimentaires traitées par l’acétamipride continuent à être importées, ce qui est non seulement un risque sanitaire potentiel pour les consommateurs et consommatrices, mais une catastrophe pour l’environnement des pays de production.
Cela concerne tout particulièrement la noisette, ingrédient essentiel de l’usine Ferrero de Villers-Écalles (près de Rouen). Cette usine fabrique entre un quart et un tiers de la production mondiale de Nutella, soit plus de 600 000 pots par jour ouvré (155 millions par an). Or, elle importe 90 % de ses noisettes de Turquie et d’Italie, pays où l’acétamipride est régulièrement utilisé sur cette production.
Alors qu’en France Nutella a été récemment placé sous les projecteurs à l’occasion d’une grève reconductible dans son plus grand site de production, la marque de pâte à tartiner se voit accusée dans une enquête du New York Times de profiter de l’exploitation des enfants et des réfugiés syriens dans le nord de la Turquie.
*« Il en faut de l’énergie pour être un enfant ». Le slogan publicitaire de Nutella ne manque pas de cynisme. Les noisettes, un des ingrédients essentiels de la marque de pâte à tartiner, proviennent en partie de l’exploitation d’enfants qui travaillent dix à douze heures par jour en Turquie. C’est ce que révèle un long article du New York Times en date du 29 avril 2019 https://www.nytimes.com/2019/04/29/business/syrian-refugees-turkey-hazelnut-farms.html.