51 min Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD
Un cadre usé par le chômage part en guerre contre le système qui l’a trahi... Adaptée du roman "Cadres noirs" de Pierre Lemaitre, cette série interroge les dérives libérales sous l’angle d’un thriller haletant, avec, dans le rôle principal, un Éric Cantona inattendu et attachant.
Alain Delambre, ancien DRH, est au chômage depuis six ans. Il multiplie les boulots ingrats pour faire face à la précarité, mais une altercation avec un employeur met fin à ce fragile équilibre. Malgré le soutien de sa femme Nicole, il commence à perdre pied. L’espoir renaît lorsque sa candidature retient l’attention d’un cabinet de recrutement pour un poste de DRH. Derrière ce mystérieux cabinet officie Alexandre Dorfmann, PDG d’Exxya, une multinationale en difficulté qui prépare un important plan de licenciement…
Humour du désespoir
À l’origine de cette fiction ambitieuse, il y a d’abord l’écriture experte et incisive de Pierre Lemaitre (prix Goncourt pour Au revoir là-haut), qui signe, avec la scénariste Perrine Margaine, l’adaptation de son roman Cadres noirs. Résultat : un thriller à teneur sociale non dénué d’humour noir, qui nous plonge dans la tête d’Alain Delambre, antihéros aussi ambigu que sympathique. Poussé à bout par six années de chômage, cet homme ordinaire va répondre à l’humiliation d’une manière toute personnelle. Le récit, haletant, se fait tour à tour pamphlet, polar, feuilleton judiciaire et drame familial. Dans ce rôle d’homme en colère qui déborde du cadre, Éric Cantona se révèle idéal. Son dérapage à moitié contrôlé se nourrit d’une énergie du désespoir qui n’exclut pas l’autodérision. Tout en tension, mouvement et lignes de fuite, la mise en scène de Ziad Doueiri (L’insulte, Baron noir) emboîte le pas au personnage. Une galerie de seconds rôles bien croqués complète ce tableau noir et réjouissant : Alex Lutz à contre-emploi, Suzanne Clément en épouse pas si dépassée, Alice de Lencquesaing en fille avocate embarquée dans la bataille, sans oublier Gustave Kervern, parfait en compagnon de galère drôle et philosophe.
Réalisation : Ziad Doueiri Scénario : Pierre Lemaitre Perrine Margaine Production : Mandarin Télévision ARTE F Producteur/-trice : Gilles de Verdière Image : Tommaso Fiorilli Montage : Camille Toubkis Musique : Eric Neveux
Avec : Eric Cantona (Alain Delambre) Suzanne Clément (Nicole Delambre) Alex Lutz (Alexandre Dorfmann) Gustave Kervern (Charles Bresson) Alice de Lencquesaing (Lucie Delambre (Lucie Delambre) Louise Coldefy (Mathilde Delambre) Nicolas Martinez (Grégory Ziegler) Xavier Robic (Bertrand Lacoste) Cyril Couton (Jean-Marie Guéneau) Carlos Chahine (Paul Cousin)
Costumes : Pierre Canitrot Décors de film : Françoise Dupertuis Chargé(e) de programme : Isabelle Huige Pays : France Année : 2019
108 min Prochaine diffusion le vendredi 24 avril à 01:30
Un an avant sa mort, Romy Schneider se confie à un journaliste allemand lors d'une cure en Bretagne. Avec Marie Bäumer, extraordinaire, l'émouvant portrait d'une funambule en sursis.
Avril 1981. Romy Schneider se requinque dans un centre de thalasso face à l'océan. Tiraillée entre ses projets professionnels et sa hantise de perdre la garde de ses enfants (son fils David a exprimé le souhait de vivre avec son beau-père, Daniel Biasini), l'actrice abuse de l'alcool et des calmants pour trouver le repos. Malgré sa fébrilité, et parce qu'il est accompagné de Robert Lebeck, un photographe qu'elle aime tendrement, Romy Schneider a accepté d'accorder depuis sa cure une longue interview" "à un journaliste du "Stern", Michael Jürgs. Du suicide de son ex-mari à ses difficultés financières en passant par sa relation complexe à sa mère et à l'Allemagne, celui-ci ne lui épargne aucune question, au grand désespoir de Hilde, l'amie d'enfance de la star, venue lui tenir compagnie...
Sur le fil
Inspirée de l'entretien paru dans les colonnes du magazine et capturée dans un somptueux noir et blanc évoquant les clichés de Lebeck, cette chronique bretonne à la chronologie resserrée esquisse par petites touches délicates le portrait d'une femme à la personnalité complexe, funambule émotionnelle balançant entre fous rires enfantins et profond désespoir, entre mise en scène de soi et sincérité, entre débordements d'affection et brusque cruauté. Entourée de trois remarquable acteurs – dont Robert Gwisdek, qui insuffle à son personnage de journaliste en quête de sensationnalisme une troublante ambiguïté –, Marie Bäumer, confondante de ressemblance avec son modèle et vibrante d'émotions contradictoires, livre une performance inoubliable.
Réalisation : Emily Atef Scénario : Emily Atef Production : Rohfilm Factory Dor Film Sophie Dulac Productions Tita B Productions Departures Film NDR ARTE ORF Producteur/-trice : Karsten Stöter Image : Thomas W. Kiennast Montage : Hansjörg Weißbrich Musique : Christoph M. Kaiser Julian Maas
Avec : Marie Bäumer (Romy Schneider) Birgit Minichmayr (Hilde Fritsch) Charly Hübner (Robert Lebeck) Robert Gwisdek (Michael Jürgs) Denis Lavant (poète)
Complété par https://www.arte.tv/fr/videos/074559-000-A/conversation-avec-romy-schneider/
Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Elle demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, actrice adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal." Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.
&
https://www.arte.tv/fr/videos/065424-017-A/c-etait-quoi-romy-schneider/
revenir sur la carrière de l'actrice culte.
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Montage à partir de rushes tournés pour l'émission Square Idée sur les OGM pour ARTE.
Mes excuses à Veit Blümlhuber, journaliste lors de l'interview, que j'ai oublié de mentionner au générique !
Catégorie Actualités et politique 51 commentaires
Fouroulou il y a 9 mois
Ce couple et d'autres également devraient avoir le prix Nobel de la science.
Transcription : ... l'irrigation accélère la dégradation des sols.
47 min
Disponible du 25/04/2019 au 31/05/2019
Quand la crise des migrants bouleverse les destins d’une galerie de personnages, entre la Grèce, l’Allemagne et la France. Réalisé par Dominik Moll, une fresque lucide et humaniste en six épisodes, ancrée dans la réalité, avec notamment Sylvie Testud.
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Deuxième épisode
Par crainte de perdre leur emploi, les vigiles Alexandros et Yiannis maquillent la vérité sur le drame survenu lors de la tentative d'évasion des deux frères. Hélène, de son côté, fait tout pour minimiser l’incident auprès de ses partenaires européens, tandis qu’Amare, seul dans Athènes, tombe entre les mains de passeurs. À Mannheim, Bassam s’adapte à sa vie allemande, mais sa présence génère des tensions. Hamid et Maryam prennent leurs marques à Paris, mais suite à l’agression dont son mari est victime, Maryam s’interroge : lui cacherait-il quelque chose ?
Troisième épisode
Pris au piège du mensonge, Yiannis est rongé par la culpabilité. Hélène perd le contrôle de la situation et se retrouve mise en concurrence pour la poursuite de son projet. Amare, lui, est embarqué dans un convoi hasardeux vers la frontière macédonienne. À Mannheim, Bassam continue de semer le trouble malgré lui, tandis qu’à Paris Maryam se heurte à l’attitude étrangement fermée de son mari, qui se durcit d’autant plus lorsqu’il apprend qu’elle a noué contact avec une autre femme syrienne.
Épisode 4
Après un voyage éprouvant, Amare s’apprête enfin à traverser la frontière, de nuit. Pour éclaircir ses doutes, Silke fouille dans les affaires personnelles de Bassam, tandis que Maryam se confronte à un Syrien qui semble en savoir plus qu’elle sur le passé de son mari. À Athènes, Yiannis commence à perdre pied, au risque de dévoiler son secret et de compromettre la position d’Hélène.
Épisode 5
Hélène voit émerger un mystérieux projet concurrent qui pourrait bien torpiller le sien. Recueilli par un couple de paysans après sa tentative avortée de quitter la Grèce, Amare décide de continuer sa route seul. De son côté, Bassam fuit le foyer des Hennings. Quant à Maryam, elle fait une découverte sur Hamid qui la plonge dans l'angoisse.
Numéros 1 à 5 : https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Itdy7w
48 min
Disponible du 02/05/2019 au 07/06/2019
Prochaine diffusion le jeudi 9 mai à 22:30
Quand la crise des migrants en Europe bouleverse les destins d’une galerie de personnages. Entre la Grèce, l’Allemagne et la France, une fresque lucide et humaniste en six épisodes, ancrée dans la réalité. Épisode 6 : alors que Yiannis prend une décision radicale, Hélène choisit de jouer le tout pour le tout afin de sauver son projet.
Épisode 6
Alors que Yiannis prend une décision radicale, Hélène choisit de jouer le tout pour le tout afin de sauver son projet. Amare, tente de rejoindre l’Angleterre coûte que coûte. À Paris, les destins de Maryam, Hamid et Bassam se croisent, révélant un douloureux secret.
Exigence de véracité
Fruit d’une collaboration inédite entre les pôles français et allemand d’ARTE, Eden aborde la problématique de l’accueil des réfugiés à travers cinq histoires et une douzaine de protagonistes dans trois pays d’Europe. Cette diversité de situations donne à la série une ampleur à la hauteur de son sujet. Comment accueillir ? Comment s’intégrer ? La fluidité du récit permet d’appréhender ces questions dans toute leur complexité. Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien, Lemming…) change de registre pour composer une fresque ancrée dans la réalité, qui s’autorise des envolées romanesques et des pointes d’humour grinçant. Le choix des comédiens, des décors et la diversité des langues témoignent d’une exigence de véracité exempte de tout moralisme. Un constat lucide et plein d’humanité.
Réalisation :Dominik Moll
Scénario : Constantin Lieb (Supervision d'écriture), Dominik Moll, Laurent Mercier, Felix von Boehm, Pierre Linhart
Production : Lupa Film, Atlantique Productions, Port au Prince Film, Blonde Productions, Nexus Factory, ARD Degeto, Umedia, ARTE F, SWR, ARTE D
Producteur/-trice : Felix von Boehm, Jimmy Desmarais, Jan Krüger, Olivier Bibas
Image : Patrick Ghiringhelli
Montage : Laurent Rouan
Musique : Adrian Johnston
Avec : Sylvie Testud (Hélène), Juliane Köhler (Silke), Wolfram Koch (Jürgen), Trystan Pütter (Marc Walser), Maxim Khalil (Hamid), Diamand Abou Abboud (Maryam), Theo Alexander (Alexandros), Michalis Ikonomou (Yiannis), Sawsan Arsheed (Samira), Jalal Altawil (Fares), Joshua Edoze (Amare), Bruno Alexander (Florian), Adnan Jafar (Bassam), Alexandros Asse-Longovitis (Daniel)
Auteur : Edward Berger (Créée par), Nele Mueller-Stöfen (Créée par), Marianne Wendt (Créée par), Jano Ben Chaabane (D'après une idée de), Felix Randau (D'après une idée de)
Costumes : Monika Gebauer
Décors de film : Jérémie Sfez
Chargé(e) de programme : Adrienne Fréjacques, Manfred Hattendorf, Brigitte Dithard, Andreas Schreitmüller, Claudia Grässel
Son : François Maurel
Pays : Allemagne France
Année : 2018