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À.: Ursula Von Der Leyen, présidente de la Commission européenne
Face à une pandémie, chacun a droit aux médicaments. Face à une menace commune, nous avons besoin d'une réaction commune.
Les chercheurs du monde entier travaillent sur des vaccins et des traitements, souvent avec d'énormes sommes d'argent public. Les droits de propriété intellectuelle, tels que les brevets, ne peuvent pas restreindre l'accès rapide de tous aux vaccins et aux traitements.
Nous voulons garantir l'accès pour tous aux diagnostics, aux traitements et aux vaccins contre le Covid-19.
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La Commission européenne doit garantir que les vaccins et les traitements anti-pandémiques deviennent un bien public mondial, librement accessible à tous. #Right2Cure #PasDeProfitSurLaPandémie
Promue par la GUE/NGL – La Gauche Unie Européenne et initiée par les partis politiques suivants : PTB-PVDA (BE), Podemos (ES), Izquierda Unida (ES), EH Bildu (EU), France Insoumise (FR), PCF (FR), AKEL (CY), Die Linke (DE), KSČM (CZ), Rifondazione (IT), Sinn Féin (IE), SP(NL), Potere al Popolo (IT).
La campagne annuelle de vaccination antigrippale doit débuter le 13 octobre selon les modalités habituelles concernant les groupes à risques ciblés. Mais les voix se multiplient réclamant un changement de stratégie.
Le défi est en effet d’éviter que trois épidémies virales respiratoires encombrent en même temps les hôpitaux (celle de la grippe, de la Covid-19 et de VRS)… En outre, alors que les laboratoires de biologie médicale de ville sont déjà saturés, la concomitance de ces différentes infections qui ne seront différenciables entre elles que par un test virologique risque encore d’aggraver la situation.
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aucune mesure n’a été prise pour faciliter la vaccination par les infirmiers. Aussi, les représentants du SNIL (Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux) réitèrent leurs revendications d’extension de leurs compétences dans ce domaine.
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« Le risque d'une incitation trop large est de ne pas avoir assez de doses pour vacciner les plus fragiles » explique Carine Wolf-Thal, présidente de l'Ordre des pharmaciens.
Après les pénuries de masque et de réactifs pour les tests qui ont altéré la lutte contre l’épidémie au printemps, les Français (au-delà de leur faible adhésion habituelle à la vaccination contre la grippe) accepteront-ils d’entendre qu’une fois encore il s’agira davantage de gérer la pénurie que d’organiser une stratégie efficace ?
Les laboratoires pharmaceutiques n’ont plus grand chose à voir avec ce qu’ils étaient il y a cinquante ans, ou même il y a vingt ans. De plus en plus gros et de plus en plus financiarisés, ils sont devenus des machines à siphonner des milliards d’euros ou de dollars pour les redistribuer aux actionnaires, notamment les grands fonds de Wall Street.
En 1955, Jonas Salk, père du premier vaccin contre la polio, à qui l’on avait demandé à la télévision qui détenait le brevet sur cette découverte, avait eu cette réponse demeurée célèbre : « Eh bien, au peuple je dirais. Il n’y a pas de brevet. Pourrait-on breveter le soleil ? »
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l’évolution de 11 laboratoires pharmaceutiques parmi les plus importants au monde (Sanofi, Novartis, AstraZeneca, GlaxoSmithKline, Merck, Eli Lilly, Roche, Abbott, Pfizer, Bristol Myers Squibb et Johnson&Johnson) entre 1999 et 2017. Mis à part pour les quatre premiers, nous disposons même des chiffres depuis 1990 – une éternité à l’échelle de cette industrie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Entre 1999 et 2017, le chiffre d’affaires de ces onze laboratoires a été multiplié par deux, pour atteindre la somme record de 395 milliards d’euros en 2017 ! Parallèlement, la valeur de leurs actifs a été multipliée par 3,3 pour atteindre 873 milliards d’euros (un chiffre toutefois en repli par rapport au record de 2016 : 988 milliards). Les dividendes et rachats d’actions – autrement dit la part des profits directement redistribués aux actionnaires – ont été multipliés par 3,6 pour atteindre 71,5 milliards d’euros en 2017 – alors que les bénéfices nets n’ont augmenté « que » de 44 % sur la même période.
Pour les sept laboratoires que l’on peut suivre depuis 1990, les hausses sont encore plus spectaculaires. Leur chiffre d’affaires cumulé a été multiplié par plus de six, leurs bénéfices par cinq, leur actif par plus de douze de même que leurs dividendes et rachats d’actions (1)
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Le secteur pharmaceutique a lui aussi sa propre forme de « garantie publique » : les systèmes d’assurance maladie, et le soutien gouvernemental à la recherche. C’est en grande partie grâce à cette garantie publique qu’ils sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui : des monstres hyper-financiarisés, qui se sont mis au service des actionnaires plutôt que des patients.
NOTES
(1) Pour les dividendes et rachats d’actions, nous ne disposons que des chiffres depuis 1991, et non 1990 comme pour les autres.
(2) Sanofi se situe dans la moyenne avec 91,2 % de ses profits redistribués aux actionnaires sur la période (mais 107 % pour la dernière décennie 2007-2017). Les champions sont Merck avec 114,7 % et Pfizer avec 107,7 %. Le plus modéré est Roche avec 58 % sur la période.
(3) Profitant de la réforme fiscale de Trump, Johnson&Johnson a rapatrié aux États-Unis une quantité importante de fonds localisés dans des paradis fiscaux, pour les distribuer à ses actionnaires dans des conditions avantageuses. D’où cette ardoise fiscale qui est bien moindre que ce qu’elle aurait été avant la réforme.
(4) Vanguard possède ainsi 7,2 % de Merck, 7,5 % de Bristol Myers Squibb, 7,7 % d’Abbott, 7,3 % de Pfizer, 6,5 % d’Eli Lilly, 7,6 % de Johnson & Johnson. Soit 3,04 milliards de dividendes en 2017. State Street, Capital Group et Wellington Management ne suivent pas loin derrière.
Connu / https://twitter.com/transnationales/status/1261239320557621248
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Obs. Multinationales @transnationales
1000 milliards d’euros de profits en vingt ans
141% des profits aux actionnaires
Soutien massif des pouvoirs publics
Le modèle des grands labos comme #Sanofi décrypté dans les #PharmaPapers
Des alternatives existent à juste leur donner plus d'argent...
12:17 PM · 15 mai 2020 - 43 Retweets 28 J'aime
Entre 1999 et 2017, Big Pharma a engrangé 1019 milliards d’€ de profits.
De quoi investir pour trouver des remèdes et des vaccins ? Non
925 milliards ont été directement redistribués aux actionnaires, soit 90,8 %. En 2017, c'était 141,9 % #Sanofi
De fusions en licenciements massifs, de rachats en délocalisation, comment #Sanofi est devenue #BigPharma 12 Ko - 0 - 5 - 6
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