C dans l'air Émission du jeudi 20 décembre 2018
diffusé le jeu. 20.12.18 à 17h45 magazines d'actu - 66 min - tous publics
Pour Donald Trump, la mission des États-Unis en Syrie est terminée. Dans une vidéo postée sur Twitter, le président américain a estimé qu’il était temps de « ramener à la maison » tous les soldats déployés sur le terrain depuis 2015, maintenant que l’État islamique a été « vaincu ». Le retrait des troupes devrait s’effectuer rapidement, certaines commenceraient déjà à être rapatriées selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders. Même si plusieurs généraux et militaires l’ont averti des risques d’un départ précipité, Donald Trump revendique une « victoire » et ne voit aucune autre raison de rester en Syrie. Cette annonce surprise a déclenché la stupeur et la colère aux états-Unis, notamment dans son propre camp. Les alliés européens ont également réagi. Aujourd’hui, la ministre des armées Florence Parly a affirmé que les troupes françaises resteront en Syrie car « Daech n’est pas rayé de la carte ». Avant d’ajouter qu’il est nécessaire de « vaincre militairement de manière définitive les dernières poches de cette organisation terroriste ». De son côté, Benyamin Nétanyahou a d’ores et déjà annoncé qu’Israël intensifierait ses opérations contre les forces pro-iraniennes en Syrie, après le départ des Etats-Unis. Pour l'eurodéputé Guy Verhofstadt, il s’agit d’« une victoire pour la Russie, l'Iran, la Turquie et le régime syrien ». Ce désengagement des états-Unis risque, en effet, de provoquer de nouveaux bouleversements au Moyen-Orient et rend la situation complexe pour les forces alliées mobilisées. L’absence de ces 2 000 soldats américains laisse encore un peu plus le champ libre à la Russie et à l’Iran, soutiens de Bachar al-Assad. En quittant la Syrie, Donald Trump laisse également derrière lui ses alliés Kurdes, qui ont pourtant joué un rôle primordial dans la lutte contre l’État islamique. Sans la présence dissuasive des troupes américaines, la Turquie pourrait tenter d’accroître sa zone de sécurité au nord de la Syrie, où les combattants kurdes sont aujourd’hui repliés. Dans cette guerre complexe, à qui profite le retrait soudain des États-Unis ? Ces dernières années, de nombreux Syriens ont fui la guerre pour se réfugier au Liban. Quelques milliers d’entre eux ont déjà pris le chemin du retour, mais le régime de Bachar al-Assad laisse rentrer sa population au compte-goutte, sur autorisation. Face aux conditions de retour difficiles et l’insécurité qui persiste en Syrie, d’autres réfugiés choisissent de rester au Liban. Pour quelles raisons Donald Trump souhaite-t-il rapatrier ses soldats américains ? Quels bouleversements géopolitiques peut entraîner ce désengagement des États-Unis au Moyen-Orient ? Les réfugiés syriens peuvent-ils regagner leur pays ? Invités : - Pierre Servent - Expert militaire, auteur de « 50 nuances de guerre » - Jean-Dominique Merchet - Editorialiste à L’opinion, spécialiste des questions Défense et Diplomatie - Agnès Levallois - Consultante spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences-Po - Alexandra de Hoop Scheffer - Politologue, spécialiste des États-Unis et des relations transatlantiques
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Vidéo extraite de DAWLA - Crise capitaliste au Moyen orient
L’État Islamique, ou DAESH, attire tous les regards, mais son image est brouillée. Le reflet qui nous parvient via les médias est celui d’une foire aux atrocités soigneusement mise en scène, ou d’épisodes guerriers choisis en fonction d’obscurs intérêts politico-militaires. Mais parmi les groupes « rebelles » ayant émergé durant le conflit irako-syrien, l’EI tente de mettre en place une structure de type étatique et qui s’appuie sur un projet politique structuré et ambitieux : le rétablissement du Califat disparu en 1258 qui implique une critique du monde, de sa marche, de l’Occident, de la démocratie, du nationalisme, etc. Est-ce à dire une critique du capitalisme ? Certainement pas, mais plutôt celle de certains de ses maux et excès, ceux qui entraveraient le fonctionnement libre et harmonieux d’une société califale rêvée… et surtout de son économie.
Source:
https://www.youtube.com/watch?v=eb1DkqrtVvM
Vidéo soumise à une limite d'âge (conformément au règlement de la communauté)
Catégorie
Éducation
Connue
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https://twitter.com/GDeloison91/status/1069311790364925952
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Guillaume Deloison @GDeloison91
4 hil y a 4 heures
Dernière partie de DAWLA!
DAESH OU LA CONTRE REVOLUTION DE L'ETAT:
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La révolution Syrienne a établi un espace créatif qui a séduit le monde entier après nous avoir étonné, nous les Syriens. Nous nous sommes demandés où étaient cachés tous ces talents créatifs, artistiques et satiriques?
L’expansion de la révolte contre le régime répressif et tyrannique a libéré toutes ces énergies créatives latentes, spontanées ou organisées. Les Syriens n’en avaient pas connu d’égales durant de longues années d’injustice et d’oppression qui ont touché tous les secteurs de la vie quotidienne. L’histoire de l’humanité recèle d’expériences similaires.
Notre projet a pour but de regrouper toutes les formes d’expression intellectuelle et artistique produites pendant la révolution. Il s’agit d’écrire, enregistrer, documenter, rassembler les histoires du peuple Syrien, grâce auxquelles il a pu reprendre en main le sens de son existence sociale, politique et culturelle.
Les oeuvres artistiques et culturelles liées à la révolution sont disponibles sur la toile dès leur production. Cependant, il semble difficile de retrouver ces oeuvres après un certain temps, car leur diffusion est dense et brève. d’où l’importance d’élaborer ce site web pour les regrouper.
L’objectif du site web est de promouvoir l’influence de la résistance artistique Syrienne, renforcer sa place dans la révolution, archiver et diffuser son message, et aider à établir des réseaux entre les personnes et le groupe qui le dirigent ainsi que des liens avec le monde extérieur.
Nous considérons l’Artiste un citoyen avant tout, qui résiste par son art et par son soutien à la lutte du peuple.
Les participants à ce projet considèrent qu’ils travaillent à l’écriture de leur histoire contemporaine, en estimant qu’il est nécessaire de faire connaître les circonstances et la valeur de la révolution à leurs semblables et aux acteurs de la révolution, et aussi aux générations futures et au monde entier.
Constituer les archives de l’héritage national impalpable et le protéger sont importants pour la mémoire collective et pour rendre au peuple syrien son crédit historique.