Le Quotidien Shaarli

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July 31, 2021

Sur le Larzac, l’installation paysanne par la non-propriété - 29 juillet 2021 Par Amélie Poinssot | Mediapart
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Larzac : 50 ans de luttes et d'inventions (2/6) Reportage

Mots-clés agriculture brebis Chantal Alvergnas Christian Roqueirol fermage Justine Wojtyniak La Cavalerie Larzac Marion Renoud-Lias Mathilde Schlaeflin Patrick Mayet Paule Finiel Pierre Bruguière SCTL

C’est un cas unique en France : sur le Larzac, paysannes et paysans peuvent lancer une activité agricole sans être propriétaires des terres ni des outils de production. Ce système de bail attire de nombreuses candidatures. A contrario d’un monde agricole qui se vide partout ailleurs.
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la SCTL, la Société civile des terres du Larzac. Fondée en 1985, cet office foncier gère les 6 300 hectares de parcelles qui avaient été rachetées par l’État pour l’extension du camp militaire. Elles sont attribuées, sous la forme d’un « bail de carrière », à une paysanne ou un paysan, pendant toute la durée de son travail sur place. À sa retraite, les parcelles sont remises dans le circuit.
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Connu / https://twitter.com/TrouveAurelie/status/1421149074611376138
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GCO NON MERCI a retweeté Aurélie Trouvé @ · 30 juil.
En ces temps de moisson, rappelons que la destruction du monde paysan n'est pas une fatalité. La preuve avec la Société civile des terres du Larzac (propriété collective des terres et moyens de production), issue des luttes du Larzac. Un très bel article ! - 2 - 30 - 66
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À Saclay, la guerre de deux mondes - 30 juillet 2021 Par Jade Lindgaard | Mediapart
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ÉCOLOGIE Reportage - 43 commentaires

Mots-clés agriculture biodiversite Climat Grand Paris inondations sciences urbanisme

En grande couronne parisienne, l’extension d’un quartier de laboratoires et d’entreprises menace des terres agricoles. Les bénéfices économiques du métro du Grand Paris qui doit y passer reposent sur le bétonnage de champs. À contre-courant des préconisations internationales qui supplient de protéger les milieux vivants.
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le collectif Urgence Saclay pointe les contradictions de l’État : « Pourquoi faire d’un côté une loi pour protéger et de l’autre aménager ? » La zone non urbanisable est délimitée par un décret en Conseil d’État. Ce qu’un texte a fait, un autre peut le défaire, craint sa fondatrice, Fabienne Merola, chercheuse à la retraite. « L’impact sur des terres agricoles de la ligne 18 (à laquelle il convient d’ajouter les travaux du conseil départemental 91 sur la RD36) est d’environ 40 hectares pour la phase chantier et de 22 hectares en phase d’exploitation », assure la SGP. La loi restreint l’artificialisation au périmètre des zones d’aménagement concerté (ZAC). « Ce périmètre strict favorise l’aménagement d’espaces publics et de parcs naturalistes généreux ainsi qu’une transition paysagère », affirme l’EPA de Saclay. Pourtant, si l’on additionne la superficie des trois ZAC d’ores et déjà validées, cela représente 663 hectares – dont 400 de parcelles autrefois agricoles, selon Urgence Saclay.
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Connu / https://twitter.com/Lindgaard/status/1421379098438475785

Fabian Scheidler : « Nous pouvons sortir de notre système-monde capitaliste » - 31/07/2021 / Propos recueillis par Céline Mouzon | Alternatives Economiques
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Entretien Fabian Scheidler, Philosophe, dramaturge et journaliste

Comment la civilisation occidentale, qui se prétend animée par la raison, peut-elle être aussi destructrice ? Accumulation sans fin du capital, Etat fortement militarisé et mythe de ­l’Occident ont conduit à la catastrophe écologique, détaille le philosophe Fabian Scheidler, auteur de La Fin de la mégamachine. Sur les traces d’une civilisation en voie d’effondrement, (éd. Le Seuil, 2020 [2015]).

Qu’est-ce que « la mégamachine » ?
Fabian Scheidler : La civilisation dont nous sommes partie prenante a créé une situation qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire humaine. Nous assistons aujourd’hui à la plus grande extinction d’espèces depuis 66 millions d’années. Et plusieurs méthodes sont actuellement « disponibles » pour mettre fin au monde tel que nous le connaissons : un dérèglement climatique rapide, une guerre nucléaire... Mon interrogation de départ fut celle-ci : pourquoi cette civilisation, qui se met en scène comme l’incarnation de la raison, possède-t-elle une telle force destructrice ?
La réponse peut être résumée par les structures de ce que j’appelle « la mégamachine », terme que j’emprunte à l’historien étasunien Lewis Mumford, auteur dans les années 1960 d’une magistrale histoire des systèmes de pouvoir apparus il y a 5 000 ans, Le mythe de la machine. Mumford y utilise ce mot pour décrire des sociétés qui ressemblent à des machines, des sociétés hiérarchiques telles que celles créées depuis l’âge des pharaons.

De mon côté, tout en reprenant ce projet d’une histoire du pouvoir, j’utilise le mot dans un sens différent : il désigne le système-monde capitaliste vieux de 500 ans, donc plus récent. J’ai choisi l’image expressive de la mégamachine pour...